Avec 233 morts et près de 6 000
contaminations, le gouvernement Giuseppe Conte a décrété dimanche 8 mars
la mise en quarantaine de plusieurs régions du nord du pays jusqu’au 3
avril, dont des villes comme Milan, Venise ou Plaisance. Ces mesures
exceptionnelles ont provoqué la stupéfaction et parfois la panique chez
les Italiens, condamnés à être coupés du monde.

Ce
décret est un véritable confinement des régions du Nord, la Lombardie,
la région la plus touchée, en tête, mais aussi des zones du Piémont, de
l’Émilie-Romagne ou de Vénétie. Au total, onze provinces et 15 millions
de personnes vivront sous cloche jusqu’au 3 avril au moins, soit un
quart de la population italienne.
Une grande zone rouge élargie qui a pour objectif de contenir l’épidémie en limitant au maximum les déplacements.
Avant
même la signature du décret, des scènes de panique avaient lieu dans
les régions concernées, notamment à la gare de Milan, où des centaines
de personnes qui se sont ruées sur les trains, parfois sans billet pour
quitter la capitale lombarde et fuir vers le Sud.
Des Italiens dans leurs voitures, avant la fermeture des zones
D’autres
personnes ont sauté dans leur voiture, notamment des résidents des
régions méridionales, qui ont souhaité quitter Milan et les zones
confinées par crainte de se retrouver bloquées. Dimanche 8 mars au
matin, de nombreux Italiens encore dans leur véhicule pour se rendre
dans d’autres régions, comme en Val D’Aoste ou en Ligurie afin rejoindre
leurs proches : ils ont souhaité gagner du temps avant que la zone
rouge ne se referme sur eux.
Cette
décision a été officialisée dimanche 8 mars au petit matin par la
parution du décret officiel émis par Giuseppe Conte qui l’a tweeté.

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