L’édile  de la ville de Louga, Moustapha Diop, est cité dans une nouvelle affaire, un scandale foncier. Le site litigieux en question s’étend sur une bande de 6.000 m² le long du boulevard Abdou Diouf (ex, Djily Mbaye) de Louga. L’actuel ministre du Développement industriel et des Petites et Moyennes industries est accusé notamment par les conseillers municipaux de l’opposition de l’avoir « affecté à un promoteur privé sans autorisation d’une délibération du Conseil municipal ». Ce boulevard, qui part du portail de la gouvernance, s’étend sur 2 km jusqu’à la gare routière. 
En effet, c’est ce vendredi 10 janvier que des conseillers municipaux ont été alertés par la présence de quelques ouvriers sur les lieux en train d’élaguer des arbres d’ornement. Cette action a été nettement bloquée à cause des rumeurs. 
Cette affaire est survenue quelques jours seulement après qu’un autre dossier du genre renvoyant à l’épisode du champ d’expérimentation de l’Isra aux alentours du service départemental de la méthodologie continue de faire couler beaucoup d’encre. Mais, jusqu’ici, les conseillers disent n’avoir reçu aucune explication plausible sur l’utilisation de cette bande de terre où était pourtant envisagé un projet annoncé par le maire en 2018.

«Seule commune à ne pas disposer de commission domaniale »

«Les conseillers exigent une audience publique pour disséminer ce rapport de la commission d’enquête, mais à chaque fois qu’on programme la séance, il (le maire) nous renvoie au lendemain », crie Ibrahima Diop, un autre conseiller municipal, qui révèle que ledit rapport est disponible, depuis mars 2018.

Il faut signaler que c’est cette même commission que le maire lui-même avait mise en place qui accable, aujourd’hui, Moustapha Diop dont la gestion foncière est jugée peu orthodoxe.Il nous revient de sources proches de la municipalité que tout est parti d’amendements de conseillers qui ont souhaité avoir des éclairages sur la gestion foncière du maire, avant le vote du budget 2020 de la commune. Amar Thiam, l’un d’eux, qui s’est confié à Seneweb, dénonce cette situation qui fait de Louga «la seule commune à ne pas disposer de commission domaniale ». Ses camarades et lui accusent le maire de distribuer les terres de Louga à qui il veut. Des accusations que Mor Sylla, deuxième adjoint au maire, balaie d’un revers de main. Joint au téléphone par Seneweb, il se défend: «Il y a bel et bien une commission domaniale. Elle est fusionnée avec la commission financière et c’est directement géré par le maire lui-même et son cabinet». A l’en croire, ceux qui s’agitent sont des acteurs politiques en quête de visibilité. «Ils parlent pour exister politiquement», déclare-t-il. 
Le préfet entre en action
Car, révèle Sylla, «il s’agit-là d’un contrat signé en bonne et due forme avec un Gie de la place pour la réfection d’un parc d’attraction sur ce boulevard. C’est un contrat temporaire d’occupation de domaine public à titre révocable, moyennant des taxes sur l’occupation du domaine. L’objectif, c’est de changer le décor de la ville et de permettre aux Lougatois d’avoir où se promener».

«Il n’y a rien d’illégal, le maire travaille pour l’intérêt de sa commune et il a l’autorisation de la municipalité. Ça a fait l’objet d’une délibération du Conseil municipal», ajoute le deuxième adjoint de Moustapha Diop. Maintenant, soutient une autre source municipale, c’est au promoteur de chercher une autorisation de coupe au niveau des Eaux et Forêts.

Seneweb apprend de sources proches du dossier que le préfet de Louga, Mamadou Khouma, a rencontré, ce lundi, les différentes parties, pour tenter trouver un dénouement heureux à cette affaire qui continue de défrayer la chronique dans la capitale du Ndiambour. 
L’autorité préfectorale a sollicité les procès-verbaux des réunions des délibérations et tous les documents y afférant, nous dit-on. 

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