Le limogeage du Directeur des
Sénégalais de l’extérieur, Sory Kaba, a suscité un tollé général, une
vague d’indignations et une suspicion généralisée sur les intentions du
président Macky Sall. Dans la classe politique notamment au sein de
l’opposition et de la société civile, les condamnations fusent de
partout suite aux déclarations du diplomate qui a affirmé, au cours
d’une émission de radio, ce dimanche, que le président Macky Sall entame
son dernier mandat, selon la constitution du Sénégal. En clair, qu’il
n’avait pas droit à un troisième mandat. Une position qui pourtant, ne
contraste pas avec les propos du même Macky Sall sur la question en
2017, au lendemain du référendum de 2016 qui était censé régler la
question de la limitation des mandats et leur durée.

« Le Sénégal est une
démocratie qui fonctionne. En 2016 j’ai proposé au peuple sénégalais une
révision constitutionnelle qui doit régler définitivement la question
des mandats. Aucun président ne peut rester au pouvoir pour plus de deux
mandats. C’est écrit noir sur blanc. Nul ne peut faire plus de deux
mandats consécutifs », martelait  le président Macky Sall en 2016, dans une vidéo.

Il ajoute : « Mon premier
mandat expire en 2019, selon la volonté de Dieu et la décision des
Sénégalais. S’ils estiment que le travail que nous avons entamé est bien
mené, que nous bénéficions de leur confiance, je vais renouveler ce
mandat en 2019, et j’en aurais terminé. Je veux qu’on arrête cette
polémique et qu’on se mette au travail », avait-il alors sommé les
Sénégalais, notamment les intellectuels.

Si ces propos ne souffrent
d’aucune ambiguïté, en revanche, l’acte posé ce lundi par le chef de
l’Etat consistant à démettre Sory Kaba suite à sa sortie sur la fin des
mandats du président en exercice, ont fini de jeter la suspicion sur le
président Sall lui-même. Fera-t-il un nouveau « wax waxete » à l’image de
son prédécesseur ? Rien n’est moins sûr.

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